Il est un des jeunes visages qui évolue dans le milieu de la mode en Côte d’Ivoire. Fondateur du webzine BTENDANCE, dédié à la mode et à la culture urbaine, il est aussi Directeur artistique et s’est illustré par plusieurs campagnes avec des designers ivoiriens.

Nous avons souhaité aller à sa rencontre pour profiter de sa très bonne connaissance de l’univers mode en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest-africaine, et ainsi partager avec lui les belles réussites et les défis auxquels fait face cet univers.

Patrick Edooard, en quelques mots, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Patrick Edooard KITAN, Responsable du Webzine BTENDANCE qui est spécialisé dans la mode et la culture urbaine. Mais je travaille également comme styliste de personnalités et stratégiste pour des marques ivoiriennes principalement.

Vous êtes bien immergé dans l’univers mode en Côte d’Ivoire ; nous serions intéressés par votre vision de l’évolution de celle-ci ces dernières années. Que pouvez-nous en dire ?

Alors la mode ivoirienne des années 70-80 et début 90 a évolué même si le début des années 2000 n’a pas été évident. On a certes perdu notre place de leader en Afrique de l’Ouest mais on essaie de se positionner comme on peut dans un domaine qui devient de plus en plus concurrentiel.

Vous avez réalisé une collection capsule de chemises avec une marque ivoirienne; pouvez-vous nous expliquer comment la collaboration s’est passée ?

Alors c’était une opportunité extraordinaire de travailler avec YALERRI qui est une de mes marques préférées en CI. Pacy la créatrice souhaitait proposer une collection pour homme qui soit différente de ce qu’elle proposait d’habitude et qui s’éloignait du pagne… On nourrissait beaucoup l’envie de travailler ensemble sur des projets comme celui ci et l’occasion s’est prêtée à nous nous l’avons saisi. Des chemises cubaines simples et originales mixtes.

Pouvez-nous partager quelques bons plans shopping mode locale à Abidjan ?

À Abidjan nous avons :

Quelles sont vos marques ou designers préférés ?

Il y a tellement de bons designers ici en Côte d’Ivoire mais je peux citer
NACKISSA, OLOOH, IBRAHIM FERNANDEZ, YALERRI, BEE’S, ARLETT
NANAWAX

Pensez-vous qu’il y a une différence entre le milieu francophone et le milieu anglophone dans la mode en Afrique ?

Ouiii ! La mode francophone «africaine » n’arrive pas à implémenter véritablement le système de production de masse. Le sur-mesure est encore beaucoup utilisé pour milles raisons… il existe quelques marques qui s’essaient parfois avec difficulté mais qui essaie de proposer des produits accessibles à tous et à bon prix.
La communication joue aussi… très peu de marques Africaines francophones savent communiquer sur leur produit et ne sont pas à jour de nouvelles technologies. Peu d’efforts sont fournis et beaucoup refusent d’y mettre les moyens, Ça peut souvent se comprendre mais tout est possible il faut juste savoir s’adapter… la mode Anglophone est beaucoup plus dynamique et il y a une envie de renouveau leur marketing est beaucoup plus inventif et le travail visuel est indiscutable… il aurait été intéressant qu’on essaie de faire mieux mais hélas

Des projets en cours ? A venir ?

  • La sortie du nouveau BTENDANCE en Mai: plus jeune plus colorée plus dynamique. Un nouvel esprit une nouvelle équipe.
  • L’organisation des RUNWAY FASHION DAYS 3ème Édition.

Merci Patrick Edooard ; et bon vent pour la suite de tes projets

Retrouvez Patrick sur Instagram pour suivre son actualité, et surtout ses stories, où il décrypte, avec humour et dérision l’univers mode en Afrique et bien au-delà.

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